Généralement, pour trouver de nouveaux médicaments, on regarde du côté des substances produites par les végétaux, les bactéries et les champignons. L’idée intéressante des chercheurs de l’université de l’ Utah a été de se tourner vers un «monde» négligé : l’océan; idée payante puisqu’elle a permis d’identifier des substances pouvant être utilisées pour le traitement de différentes maladies dont le cancer.
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Derrière le nom d’urochordés, encore appelés les tuniciers ou les tunicates, se cache un animal fixé sur un support, se nourrissant et respirant grâce à la filtration de l’eau. Cet animal vit en symbiose avec une bactérie qui synthétise de nombreux composés chimiques, utiles pour se défendre contre les prédateurs.
Lors d’une analyse de bactéries provenant de 46 Assidies (une des trois classes d’urochordés), Eric Schmidt et ses collègues ont constaté qu’un grand nombre de ces molécules utilisées pour la défense avaient, entres autres, des propriétés anticancéreuses.
Sauf qu’un problème de taille s’impose : impossible de récupérer ces substances en quantité suffisante, ne serait ce que pour les tester. La solution est donc venue de l’outil génétique : l’introduction du gène codant pour la substance d’intérêt dans la bactérie Escherichia coli permet d’envisager une production à grande échelle.
Mais le plus intéressant, c’est que les chercheurs souhaitent obtenir de nouvelles molécules en réalisant une seule mutation au niveau du gène. En sachant qu’il est difficile de prédire l’impact d’une mutation sur la protéine résultante, reste à savoir si les résultats seront à la hauteur des espoirs.
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