
Alors que les nouveautés biotechnologiques semblent plutôt en vogue pour aider à détecter les indices tumoraux, il semblerait que le docteur Steven Narod et son équipe emboîtent le pas en essayant de développer un test salivaire dans le but de diagnostiquer le cancer du sein.
Cette investigation, menée par le Women's College Hospital affilié à l'hôpital Sunnybrooke de Toronto, tenterait de vérifier si la salive pourrait être une manière simple et rapide de dépister précocement le cancer du sein.
Si les résultats de cette expérience s'avéraient effectifs, cela permettrait probablement de réduire le nombre de cas ainsi que le taux de mortalité à long terme. Ainsi, en ayant la possibilité d'effectuer, par le biais de ce test de salive, le décryptage du patrimoine génétique de sujets plus jeunes, on pourrait cibler plus tôt les jeunes femmes prédisposées à ce type de tumeur contrairement aux méthodes actuelles de dépistage du cancer du sein qui s'effectuent, de règle général, à la phase adulte.
Leurs travaux soulignent qu'un échantillon salivaire de seulement 10 milligrammes serait une quantité amplement suffisante afin de pouvoir pointer du doigt le gène à l'origine du développement de cette maladie.
À l'heure actuelle, 2 000 femmes ont déjà accepté de participer aux tests cliniques de la recherche du docteur Narod.
Cette nouvelle innovation canadienne allierait donc autant la simplicité que l'accessibilité pour toutes les femmes, car ces dernières pourraient éviter d'attendre l'obtention d'un rendez-vous médical ainsi que les déplacements en ayant l'opportunité d'effectuer le test salivaire de dépistage du cancer du sein à partir du confort de leur foyer.
Source:
Radio-Canada
jobinsocket
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10/09/2008