
Réduire la quantité quotidienne du type de graisse consommée dans notre alimentation occidentale aiderait à réduire le cancer de la prostate, si l'on se fie à une étude sur des souris.
L'étude s'est particulièrement focalisée sur la consommation de graisses en provenance d'huile de maïs. Cette huile est constituée principalement d'acide gras Omega 6 (ou graisse polyinsaturée). On en trouve beaucoup dans les produits cuits et frits.
On a nourri les souris avec 40 % de calories provenant de graisses. C'est un pourcentage typique d'un homme occidental. Un autre groupe de souris ne devait absorber que 12 % des calories quotidiennes en graisse (régime très pauvre en graisse).
Résultat : les souris qui avaient un régime pauvre en graisse avaient 27 % de moins de cancers de la prostate par rapport aux souris qui avaient suivi le régime constitué de 40 % de graisses.
Pour les souris suivant ce régime pauvre en graisse, les cellules précancéreuses se développaient par ailleurs beaucoup moins rapidement par rapport aux souris qui mangeaient beaucoup de graisses.
On ne peut encore conclure pour les humains. C'est trop tôt pour dire qu'on détient les preuves de manière formelle comme quoi consommer très peu de graisses limitera l'occurrence des cancers de la prostate chez les humains : d'autres études animales et sur les humains sont nécessaires.
On sait par contre de manière statistique qu'un régime pauvre en graisses et riche en fibres, un poids plutôt faible (tout est relatif !) et une activité physique régulière apportent de nombreux bénéfices pour la santé : moins de maladies cardiovasculaires et d'infarctus.
Les chercheurs sont justement en train de conduire une étude court terme sur les humains avec différents régimes alimentaires.
Sources :
Imaginascience,
Science Daily
newtoon
869
0
12/06/2008