
Les chefs d’État de l’Union européenne et de l’Amérique latine se réunirent récemment pour discuter des effets du réchauffement de la planète sur la cordillère des Andes. Des photos satellites démontrent clairement l’usure de ces chaînes de montagnes et l’effritement gagne les glaciers géants d’où l’on voit ressurgir des rocailles. La disparition des montagnes de glace risque de priver d’approvisionnement en eau 30 millions de personnes.
Depuis 1976, on assista à un recul de plus de 19 mètres. On attribue aux gaz à effet de serre la responsabilité première de cette fonte des glaciers de la cordillère des Andes dont le plus haut sommet atteint 5000 mètres d’altitude. Une éventuelle pénurie d’eau en cette région, consécutive à la fonte des glaciers, occasionnerait des répercussions désastreuses sur l’agriculture.
Le recours à des images satellites permet un visionnement de l’état de dégradation de cette chaîne de montagnes inscrite au patrimoine mondial de l’humanité. Suite à un ruissellement insuffisant des eaux du glacier, les habitants ne peuvent poursuivre la culture des pommes de terre locales sur des terres desséchées et doivent opter pour la culture d’une variété de ce légume nécessitant l’emploi d’engrais chimique. L’élevage du bétail sur des terres arides devient également problématique.
Le Pérou demeure un des trois pays les plus touchés par le réchauffement climatique. Ses glaciers perdirent 25 % de leur masse en huit ans. Les autorités se penchent sur la possibilité d’investir en énergie thermique dans l’éventualité d’une pénurie d’eau. La déforestation et la pollution en augmentation depuis les dernières années ainsi que la baisse de 5 % du débit du fleuve Amazone constituent l’objet de discussions au sein des organismes précédemment cités. La beauté du paysage grandiose demeure, mais les sommets enneigés reculent sous l’action du réchauffement climatique.
Sources:
Moov,
Worldbank
Aleph
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29/05/2008