
Le commerce des portables fait feu de tout bois. Pourquoi ne pas vendre un portable aux enfants, maintenant qu’adultes et adolescents sont gavés ? La santé de nos bambins est-elle suffisante pour faire reculer les vendeurs ? Le gouvernement osera-t-il s’opposer à l’économie et mettre à l’abri les enfants ?
Alors que les études se contredisent, le public se rend bien compte qu’utiliser un téléphone portable de façon intensive n’est pas sans risque pour nos cerveaux. Les scientifiques prouvent une fois que le portable est sans danger et une autre fois que son utilisation prolongée a des conséquences sur le nombre de tumeurs cérébrales. L’absence même de consensus sur la question doit nous rendre prudent. Les sujets les plus jeunes seraient particulièrement exposés, leur développement cérébral n’étant pas fini.
Les enfants ne sont pourtant pas épargnés par le marketing. Des téléphones spéciaux pour les enfants font leur apparition. L’année dernière, des associations avaient réussi à interdire la vente du babymo. N’empêche que cette année, on remet le couvert : le MO1 prévu pour les enfants à partir de 6 ans va être commercialisé. Avec des fonctions simples et un système de localisation, ce chien de garde pour parents anxieux est compatible avec les cartes prépayées. On peut d’ailleurs penser que les parents anxieux n’ont pas attendu le MO1 pour fournir un portable à leurs bambins. Mais alors que fait le ministère de la santé, prend-il position ?

Le MO1 : un joli jouet pour enfants et leurs cerveaux
Depuis le 2 janvier c’est chose faite, une mise en garde sanitaire a été publiée rappelant les dangers de l’utilisation des portables par les enfants. Cependant les associations suivant le dossier ne sont pas heureuses pour autant. En effet, on peut s’étonner, légitiment de ce timing. Pourquoi le gouvernement a-t-il choisit d’attendre que Noël et ses emplettes soient finis pour publier une telle mise en garde ? Et si danger il y a, pourquoi il ne s’agit que d’un conseil et pas d’une interdiction ?
En tout cas, les responsables de l’association P.R.I.A.R.Te.M. promettent d’amener l’affaire devant la justice, si le gouvernement n’agit pas de façon plus ferme.
Sources :
Asso Priartem,
01net,
01net
gardenisto
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11/01/2008