
La faculté de se reproduire par parthénogenèse, c'est-à-dire sans fécondation par l'autre sexe, est relativement courante chez les plantes et les invertébrés. Par contre, cette faculté est totalement absente chez les mammifères. Jusqu'a présent,
toutes les la majorité des tentatives pour provoquer une parthénogenèse chez un mammifère avaient échoué. Dans
les meilleurs bien des cas, l'embryon mourrait durant la grossesse.
On pense que cela est du au rôle complémentaire du sperme et de l'ovule chez les mammifères. Bien qu'ils aient un ensemble de gènes équivalent, ils ont des formes d'expression génétique différentes. Cette empreinte génomique cause l'inhibition de certains gènes de l'ovule et d'autres gènes du spermatozoïde ce qui les rend complémentaires.

Photo: Tomohiro Kono
Tomohiro Kono et ses collègues de l'
Université de l'Agriculture de Tokyo ont réussi à
donner une empreinte génomique mâle aux ovules d'une souris en la modifiant génétiquement. Ils ont ensuite fécondé un ovule normal avec un de ceux de la souris transgénique.
Le taux de réussite de cette manipulation est très faible. Il a fallu 460 essais pour obtenir une seule souris viable. La souris est génétiquement normale et en excellente santé. Elle a pu avoir des petits sans problèmes. Ces recherches n'ont pas d'applications pratiques immédiates, mais elles devraient permettre de mieux comprendre les mécanismes de l'expression des gènes embryonnaires chez les mammifères.
ben
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22/04/2004